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La magie du “double récit”

I Dans les Contes:

clarinette récit renouvelé

« Tressé » avec la clarinette, le récit verbal est profondément renouvelé :
En effet, les mots s’habillent des couleurs musicales, le temps du conte s’interrompt, nous faisons une nouvelle expérience , celle du vécu intérieur des personnages.

Le klezmer restitue l’information musicale comme une forme de récit : la ponctuation même de la phrase, les ornements, l’esthétique du son, font raconter, rire, prendre parti, commenter, ou pleurer l’instrument.

Le rythme propre aux mélodies, donne insensiblement une impulsion toute spéciale à l’histoire… le conte se prête alors à un  double récit : 
Ainsi, ce vécu, naturellement fugitif, se développe dans une richesse de nuances inédite.

Avec la clarinette, le récit est renouvelé:

La clarinette, dans le répertoire klezmer, peut prendre les accents du langage parlé.

Partant de cette constatation, Rose Bacot a recherché une autre façon de s’adresser à son public.
En alternant voix parlée et musique, elle propose, à travers ce double récit,  de redécouvrir autrement l’une et l’autre.

C’est un étonnant dialogue qui s’établit alors, une véritable interaction qui recrée les ressources expressives et suggestives de ces deux langages.
En effet, cet enrichissement mutuel modifie insensiblement les couleurs respectives des deux récits:
Il redistribue les volumes et la notion même du temps, dans un contrepoint inattendu

II Dans les Psaumes:

Avec la clarinette, le récit est renouvelé: cette fois-ci avec l’apport de l’hébreu

L’intensité et la densité des Psaumes se prêtent tout particulièrement à cette “incarnation musicale”.
Souvent le psalmiste enchaine des vécus extrêmement contrastés. La phrase musicale permet de suspendre le temps. Chacun entre dans le psaume, corps et âme, le fait “sien”.

La joie prend toute son ampleur, avec ces mélodies klezmer, enlevées et rythmées: elle fait danser notre âme…

La douleur, la demande voire le cri, trouvent dans ce même répertoire un écho saisissant et puissant… et qu’est-ce qu’un cri, si il n’est pas puissant?

Enfin, entendre le texte hébreu à la suite du français, nous embarque dans une densité de sens.
En effet, l’hébreu peut être traduit de beaucoup de façons, et toutes sont justifiables…
L’hébreu s’entend aussi comme une musique, une mélopée puissante et envoutante. Il nous touche, que nous connaissions ou non la langue…

Cette expérience concerne d’emblée “fait vibrer” toute notre personne.

Le psaume 23, en hébreu.

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